Dormir quand on a un bébé

Polyclinique Saint Jean
mar, 23/08/2016 - 10:30

Avec l’arrivée d’un bébé, c’est tout le quotidien qui est chamboulé : finies les petites habitudes confortables de la vie ! Tout du moins sont- elles mises entre parenthèse pendant quelques temps… Le temps, justement, de s’acclimater de la compagnie de ce petit être tout nouveau, tout beau. Et le premier des conforts à être chamboulé (les jeunes parents m’en sont témoins !), est le sommeil. D’autant plus, que bien souvent, durant le 3ème trimestre de la grossesse, ce dernier est déjà bien perturbé chez la maman en devenir.

Le soir venu, à peine a- t- on fini de gérer les pleurs et prit le temps de dîner, que ça y’est ! Bébé se réveille et se manifeste à nouveau… Inutile de vous décrire le reste de la nuit, chacun sait qu’elle sera morcelée et bien courte !

Alors voici quelques conseils qui pourront peut- être vous aider.

Dans la journée, si vous ne travaillez pas ou si vous n’avez pas encore repris le travail, il est vraiment essentiel de vous aménager des temps de repos. La règle d’or est la suivante : « Quand bébé dort, je dors ».  Par temps de repos, on entend : s’allonger au calme, dans la pénombre, avec le moins de stimulations extérieures possibles (pas de téléphone, pas d’écran de télévision ou de tablettes etc…). Une musique douce de relaxation peut vous aider à vous détendre. Il existe de nombreux CD dans le commerce, ou bien des playlists sont disponibles sur Internet.  

La nuit, dès que cela est possible, organisez des « tours de garde » avec votre conjoint : on divise la nuit en 2 : 1ère partie, c’est toi que te lève, 2ème partie, c’est moi ! ou inversement, bien évidemment. Pour les mamans qui allaitent au sein, cela est faisable si vous tirez votre lait. Mais c’est un choix que vous seules déciderez de faire et vous pouvez tout- à- fait ne pas en avoir envie. Alors, si vous ne tirez pas votre lait, pendant le « tour de garde » de votre conjoint, celui- ci peut se lever pour aller chercher bébé et ensuite le recoucher quand la tétée est terminée. Histoire de vous apporter un peu plus de confort et de pouvoir vous rendormir plus vite, sans avoir à vous lever.

Pour celles qui ont tendance à vouloir tout assumer seules, il s’agit d’établir des priorités : mettez entre parenthèse, pendant quelques jours, les tâches ménagères et acceptez toute aide qui vous sera proposée, par exemple pour garder les aînés. Vous n’êtes pas tenue de tout gérer.

Pour les autres, vous avez tout compris !

L’accumulation de fatigue peut vraiment devenir problématique à la longue : irritabilité, perte de patience, dépression etc… Oser en parler à votre entourage et aux professionnels de la périnatalité pourra vous soulager. N’hésitez pas à demander de l’aide si vous en ressentez le besoin.

Il existe des alternatives en phytothérapie et en homéopathie adaptées à chaque situation. Vous et votre conjoint pouvez en bénéficier, avec l’aide d’un professionnel (gynécologue, sage- femme, homéopathe, généraliste, pharmacien etc…). Attention, ne prenez aucun médicament sans prescription faite par votre médecin ou votre sage- femme ou  sans l’avis d’un professionnel au préalable. En effet, des contre- indications et des effets secondaires peuvent exister.

Enfin, l’hypnose pourrait également être une aide en cas de manque de sommeil. En effet, une séance de 20 minutes d’hypnose permettrait de récupérer jusqu’à 3h00 de sommeil (Paroles de sage- femme, numéro été 2016). Vous concernant, le sommeil reste le meilleur moyen de récupérer mais pour votre conjoint, qui bien souvent travaille, démarrer la journée avec une séance d’autohypnose pourrait lui permettre d’être davantage en forme. Il existe de nombreux hypno-thérapeutes qui pourront vont apporter leur expertise. Renseignez- vous également auprès de votre sage- femme.

Alors, profitez de chaque instant de calme et à vos oreillers douillets !

 

Emilie Folcher,

Sage-femme Responsable du bloc obstétrical à la Maternité Saint Jean