Pourquoi et comment réguler le stress au travail ?

Polyclinique Saint Jean
mar, 06/09/2016 - 12:30

Bon stress/mauvais stress

La mise en action d’un certain nombre de processus physiologiques nous préparent à l’action, nous permettent d’augmenter notre état d’éveil et focaliser notre attention : c’est le stress adaptatif. Nous somme nombreux à l’utiliser à notre avantage, car il nous permet d’être plus actifs, plus efficaces, au travail, comme dans notre vie personnelle.

Cependant le stress peut devenir désadaptatif lorsqu’il dépasse un certain seuil ou qu’il devient chronique. Il peut alors provoquer des troubles, voire à long terme des pathologies. Un stress chronique peut augmenter le risque cardio-vasculaire, générer des douleurs diverses (abdominales, lombaires …), induire des troubles du sommeil.

Comment conserver un niveau optimal de stress ?

  1. Terminez ce que vous faites, dans la mesure du possible, en dehors des situations d’urgence. Rien n’accroit davantage le stress que la sensation d’être sur tous les fronts et de n’aboutir à rien de concret.  C’est le meilleur moyen de générer de l’énervement et donc des tensions en chaîne qui auront des conséquences à la fois sur vous, votre entourage professionnel et votre entourage personnel. Réservez un temps limité et déterminé à la lecture de vos mails et messages. Cette activité peut être outrageusement chronophage, et vous empêcher de mener à bien vos tâches usuelles, déborder de vos horaires ou vous retrouver en situation de terminer dans l’urgence quelque chose que vous pouviez réaliser sereinement.
  2. Ne laissez pas le stress s’installer. Une fois la réaction de stress déclenchée, ses manifestations corporelles - inconfort et irritabilité - perdurent deux heures. Si vous ressentez que votre rythme cardiaque s’accélère et que votre respiration devient trop rapide, prenez deux minutes pour vous poser en vous isolant. Même en open space (avec des écouteurs) fermez les yeux, respirez lentement et visualisez un lieu ou une situation paisible.
  3.  Dissociez la tâche de « l’attache ». Si des relations cordiales, voire amicales sont bénéfiques sur le lieu de travail, la relation ne doit pas déborder dans l’affectivité. Le risque est d’être alors trop vulnérable aux remarques qui doivent concerner votre travail et pas votre personne. Pour cela, vous pouvez reformuler toute remarque personnelle directe en la ramenant à des faits précis. (« Tu n’as pas encore terminé ?»/ « J’ai prévu de te le rendre (….) ?)

Sachez éviter de vous sentir concerné par tout ce qui vous est exprimé : une personne qui est irritée a probablement eu des causes de contrariété extérieures à vous. Son état n’est pas le reflet de votre interaction.

Si une personne se plaint de ne pas parvenir à exécuter une tâche et que vous avez la possibilité de l’aider, demandez-lui si elle a besoin d’aide et de quelle manière, mais ne faites pas spontanément les choses à sa place. L’aide doit être demandée et proposée de manière directe et concrète pour favoriser une communication saine. Il faut éviter les pressions indirectes qui débouchent sur du malaise et des remarques culpabilisantes : elles n’ont pas leur place sur le lieu de travail.

Si chaque personne, à son échelle, veille à diminuer son état de stress au travail, sa santé physique et psychique seront plus harmonieuses, tout comme l’ambiance générale dans l’entreprise.

 

Christine Caro, Psychologue - Pôle Santé Saint Jean - Cagnes-sur-Mer